mercredi 10 janvier 2018

Les droits fondamentaux des mineurs en établissement de santé mentale

La Contrôleure générale des lieux de privation de liberté publie un nouveau rapport  thématique sur « Les droits fondamentaux des mineurs en établissement de santé mentale« .
Le CGLPL a pour mission de veiller à ce que les personnes enfermées soient traitées avec humanité et dans le respect de leur dignité. Dans ce cadre il lui revient de s’assurer du respect des droits fondamentaux des personnes hospitalisées sans leur consentement, parmi lesquelles se trouvent des mineurs.
Un mineur peut être hospitalisé soit à la demande de ses représentants légaux, soit à la demande d’une autorité publique, administrative ou judiciaire. Au cours de leurs visites, les contrôleurs ont surtout rencontré des enfants admis à la demande de leurs parents ; ils sont alors considérés comme en soins libres, même si cette décision ne leur appartient pas réellement.
Le CGLPL a souhaité s’interroger sur la manière dont s’articulent les droits des enfants et ceux des parents dans leurs rapports avec l’hôpital et avec les autorités, au moment de l’admission et pendant la prise en charge.
Les constats et recommandations formulés par le CGLPL dans ce rapport s’appuient sur les visites menées dans une trentaine d’hôpitaux accueillant des mineurs ainsi que sur un examen précis des textes, épars et parfois contradictoires, qui régissent la matière.

le lien :  http://www.cglpl.fr/2017/les-droits-fondamentaux-de-mineurs-en-etablissement-de-sante-mentale/

mercredi 3 janvier 2018

Conduite automobile et traitement psychotrope

Conduite automobile et traitement psychotrope

En psychiatrie, la plupart des patients prennent des médicaments psychotropes qui peuvent impacter leurs capacités à conduire. L’établissement de santé qui les prend en charge doit « tracer » clairement l’information qui leur est dispensée sur les risques encourus.

lien vers l'article
 http://www.santementale.fr/en-ligne/le-droit-en-pratique/conduite-automobile-et-traitement-psychotrope.html

mardi 28 novembre 2017

Hospitalisation sans consentement: le tiers pas forcément habilité à formuler un pourvoi

https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?idTexte=JURITEXT000036052759

dépêche APM

PARIS, 27 novembre 2017 (APMnews) - Le tiers formulant une demande d'hospitalisation sans consentement pour un proche n'est pas forcément habilité, ensuite, à formuler un pourvoi en cassation contre une décision concernant cette hospitalisation, assure la Cour de cassation dans un arrêt daté du 15 novembre.
Dans cet arrêt, la Cour de cassation rappelle que la demande d'hospitalisation sous contrainte peut être formulée par un tiers, et que ce tiers peut saisir le juge des libertés et de la détention (JLD) pour demander la mainlevée de la mesure.
Elle explique aussi "que, lorsque la saisine du juge n'émane pas de ce tiers, celui-ci est avisé de l'audience de première instance ou d'appel, peut faire parvenir ses observations par écrit, auquel cas il en est donné connaissance aux parties présentes à l'audience, et demander à être entendu, mais n'a pas la qualité de partie".
Elle ajoute que "nul ne peut se pourvoir en cassation contre une décision à laquelle il n'a pas été partie, à moins qu'elle n'ait prononcé une condamnation à son encontre".
Dans le cas jugé ici, une femme a été admise en soins psychiatriques sans consentement au centre hospitalier Guillaume Régnier de Rennes, à la demande de son époux, sous le régime de l'hospitalisation complète, en application d'une décision du directeur d'établissement prise sur le fondement de l'article L3212-3 du code de la santé publique.
Cet article qui dispose, rappelle-t-on, qu'"en cas d'urgence, lorsqu'il existe un risque grave d'atteinte à l'intégrité du malade", le directeur d'un établissement "peut, à titre exceptionnel, prononcer à la demande d'un tiers l'admission en soins psychiatriques d'une personne malade au vu d'un seul certificat médical émanant, le cas échéant, d'un médecin exerçant dans l'établissement".
Puis, le directeur d'établissement "a saisi le juge des libertés et de la détention en vue d'une prolongation de la mesure".
Sans se prononcer sur le fonds de l'affaire, la cour de cassation rejette le pourvoi formulé par le mari contre l'ordonnance rendu par la cour d'appel de Rennes, au motif qu'il "n'avait pas la qualité de partie à la procédure"
"Dès lors, son pourvoi n'est pas recevable", conclut-elle.

En psychiatrie, peut-on refuser à un patient de recevoir du courrier?

Hospitalisé en psychiatrie, le patient reste sous le régime du droit général. Le juge administratif a ainsi estimé illégale une mesure de rétention de courriers et demandé une indemnisation.

lire mon commentaire à l'adresse suivante:
http://www.santementale.fr/en-ligne/le-droit-en-pratique/en-psychiatrie-peut-on-refuser-a-un-patient-de-recevoir-du-courrier.html

vendredi 6 octobre 2017

La cour de cassation fait évoluer encore un peu le droit de la psychiatrie

Arrêt n° 1006 du 27 septembre 2017 (16-22.544) - Cour de cassation - Première chambre civile - ECLI:FR:CCASS:2017:C101006

Santé publique - Soins psychiatriques sans consentement

Cassation sans renvoi

Demandeur : centre hospitalier spécialisé de [...]
Défendeur : M. Nicolas X... ; et autre





Attendu, selon l’ordonnance attaquée, rendue par le premier président d’une cour d’appel, et les pièces de la procédure, que, le 15 juillet 2016, M. X... a été admis en hospitalisation complète sans consentement au centre hospitalier spécialisé de [...], à la demande de sa mère, sur le fondement de l’article L. 3212-3 du code de la santé publique, en raison d’un risque grave d’atteinte à l’intégrité du malade ; que, le 21 juillet, le directeur de l’établissement a saisi le juge des libertés et de la détention aux fins de poursuite de cette mesure ;
Sur le moyen unique, pris en sa première branche  :
Attendu que le directeur de l’établissement fait grief à l’ordonnance d’ordonner la mainlevée de la mesure alors, selon le moyen, que les mentions d’une décision de justice font foi, jusqu’à inscription de faux et l’article R. 3211-19 du code de la santé publique impose au greffier de la cour d’appel de faire connaître par tout moyen la date et l’heure de l’audience au tiers qui a demandé l’admission en soins si bien que l’ordonnance attaquée ne faisant pas mention de ce que la mère du patient, auteur de la demande d’hospitalisation, a été avisée de l’audience, l’ordonnance attaquée a été rendue sur une procédure irrégulière en méconnaissance de la disposition susvisé ;
Mais attendu que le directeur d’établissement est sans qualité pour critiquer le défaut d’information d’un tiers à la procédure ; que le moyen est irrecevable ;
Mais sur la troisième branche du moyen :
Vu l’obligation pour le juge de ne pas dénaturer l’écrit qui lui est soumis ;
Attendu que, pour prononcer la mainlevée de l’hospitalisation sans consentement, l’ordonnance retient que les éléments à l’origine de la mesure ne sont pas justifiés dès lors qu’il n’est pas précisé en quoi les troubles mentaux de l’intéressé, à les supposer établis, seraient de nature à constituer un danger pour lui-même ou pour autrui et qu’il n’est nullement fait mention de risque de suicide, de mise en danger, ou d’hétéro-agressivité ;
Qu’en statuant ainsi, alors que le certificat initial du 15 juillet 2016, qui indiquait l’apparition d’un comportement incohérent assorti d’agressivité verbale, d’hallucinations auditives, de mise en danger du patient et de refus de soins, concluait que M. X... ne pouvait pas donner son consentement, que son état mental imposait des soins immédiats assortis d’une surveillance médicale constante et, enfin, constatait, d’une part, l’existence d’un risque grave d’atteinte à l’intégrité du malade, d’autre part, la nécessité et l’urgence à l’admettre au centre hospitalier où lui seraient assurés les soins rendus nécessaires par son état de santé, le premier président, qui a dénaturé cet acte, a violé le principe susvisé ;
Et sur les sixième et septième branches du moyen :
Vu les articles L. 3211-12-1, L. 3216-1, L. 3212-3 et R. 3211-12 du code de la santé publique ;
Attendu qu’il résulte de ces textes que le juge qui se prononce sur le maintien de l’hospitalisation complète doit apprécier le bien-fondé de la mesure au regard des certificats médicaux qui lui sont communiqués ;

Attendu que, pour statuer comme elle le fait, l’ordonnance retient que les constatations médicales sont imprécises, en discordance avec les propos tenus par l’intéressé à l’audience, et que M. X... se dit prêt à voir un psychiatre ;

Qu’en statuant ainsi, par des motifs relevant de la seule appréciation médicale, le premier président, qui a substitué son avis à l’évaluation, par les médecins, des troubles psychiques du patient et de son consentement aux soins, a violé les textes susvisés ;
Et vu les articles L. 411-3 du code de l’organisation judiciaire et 1015 du code de procédure civile ;
Par ces motifs, et sans qu’il y ait lieu de statuer sur les autres branches du moyen :
CASSE ET ANNULE, en toutes ses dispositions, l’ordonnance rendue le 27 juillet 2016, entre les parties, par le premier président de la cour d’appel de Nîmes ;
DIT n’y avoir lieu à renvoi ;

Président : Mme Batut

Soins psychiatriques sans consentement : la fragilité du droit à un avocat

Soins psychiatriques sans consentement : la fragilité du droit à un avocat
Après avoir relevé qu’en raison d’un mouvement de grève du barreau de Paris, aucun avocat n’était présent à l’audience et que, dès lors, la demande de désignation d’un avocat commis d’office n’avait pu être suivie d’effet, le premier président en a justement déduit que cette circonstance constituait un obstacle insurmontable à l’assistance d’un conseil.

http://www.dalloz-actualite.fr/flash/soins-psychiatriques-sans-consentement-fragilite-du-droit-un-avocat#.Wdc0nbVpHIUSoins

santé en prison: commission des finances


 La commission des finances vient de publier le rapport rendu cet été par le sénateur Antoine Lefèvre (LR), sur les dépenses pour la santé des personnes détenues.

http://www.dalloz-actualite.fr/flash/senat-se-penche-sur-soins-des-personnes-detenues#.WddQJbVpHIV